ACTUALITE 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même si je cultive le mystère,

il m'arrive de participer à un salon

pour dédicacer mes livres, avec le plaisir

de rencontrer mes lecteurs,

et pour eux de vérifier si leur

imagination se rallie à ma réalité...

A bientôt peut-être...

 

 

 

 

 

 

femme sexy auteure érotique dédicace salon

2019

Bonjour à tous et toutes !
C'est un rêve qui se réalise, je serai présente

au Salon du Livre de Paris 2019 !

Je me réjouis de vous rencontrer pour dédicacer,

présenter mes livres, et partager avec vous !
Rendez-vous sur le stand des Auteurs Indépendants :
vendredi 15, samedi 16, dimanche 17 mars 2019
Hall 1 stand S45 sur place dès 16h.et sur RV par MP à convenir.

J'aurai avec moi 4 de mes livres, soit

Les Interdits de Claire
Les Chaussures Rouges
Entre Deux Portes
Délicieuses Surprises

D'autres livres sur commande, A bientôt !

2016  - 20 LIVRES EDITES !

2015

Une référence de choix...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est un grand plaisir et honneur pour moi ! d'être citée

dans un blog de conseil en sexualité,

pour femmes et couples !  A lire chez ANNAH,

un bel article dont voici un extrait :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Pour continuer notre voyage  dans la sensualité,

je vous propose de retrouver les personnages créés par June Summer

J’aime décrire l’érotisme de manière élégante, poétique, esthétique, 

dans une vision d’épanouissement des êtres…

June summer et ses histoires d’amour passionnel !

Vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver une histoire

à vote goût soit sur le site de June Summer , en libre accès sur

le site d’atramenta ou en vente sur Amazon,

et n’oublions pas le Facebook de June ! "

 

 

 

 

 

 

 

2015

deux nouveaux titres :

"Passions d'Amour"

 " Jeux de Mails "

et un nouveau profil plus ensoleillé...

site sexualité livres érotiques

Nous voici au Cap, prêts à revivre des jours de soleil et de bonheur.

Nous revoici, Kris et moi, au Village naturiste (et libertin) à l'occasion d'une dédicace qui aura lieu les dimanche 14, 21 et 28 juillet, de 10h30 à 13h. au Tabac Presse de Port nature. Si vous êtes dans la région, venez donc m'y retrouver !

J’y serai chaque été à cette période.

Premier bilan assez mitigé ; je constate que la littérature érotique suscite toujours des reculs chez les gens, même dans ce lieu tout de même plutôt libéré. Nombreux sont ceux qui ouvrent de grands yeux choqués devant mes couvertures explicitement sensuelles ! Un couple m'a confié connaître mes livres mais ne pas oser en acheter, de peur que leurs enfants ne tombent dessus... Un autre reviendra, faute d’argent et de temps... Une dame m'a expliqué ne pas aimer lire mais plutôt agir, (haha...), un monsieur m'a affirmé ne rien avoir à apprendre ! (Ah bon ?)

C'est donc l'occasion de parler un peu avec chacun, quand cela se révèle possible, entre deux achats précipités de crème solaire, de cigarettes, ou de tickets de Loto... Une école d'humilité qui me rappelle que malgré mes livres sexy et mes photos glamour, l'état d'auteure érotique reste un défi !

Puis nous avons quitté la librairie pour déambuler dans les méandres du village naturiste (et libertin). Mais dans ce lieu magique, la bonne humeur reste présente, et l'atmosphère du lieu nous a comme toujours envahis... Nue sous ma robe, me voici appuyée contre un mur en plein jour posant pour mon amoureux, afin de réaliser des photos sexy, sans que les passants ne nous jettent le moindre regard, dans cet endroit où tout peut se vivre... j'adore...

Tout cela s'est révélé très excitant, la suite de notre journée pourrait faire un chapitre entier de l'un de mes livres...


 

J'ai donc dédicacé « Aventures Libertines le Cap ! », qui reste le best pour les lecteurs du coin, « L'Été de Jordane », un de mes préférés ! L’été ça me connaît, cette saison sensuelle empreinte de douceurs peau contre peau, me donne toujours des envies de sensualité…

J’ai aussi dédicacé « Les Interdit de Claire »,  un récit très touchant et très excitant, celui d’une femme en découverte de sa sexualité.. Ces trois livres à redécouvrir...

la suite de ces posts de vacances sera donc très photographique, le stock de mes dénudés va en s'agrandissant... Bonne dégustation de textes et d'images, et bel été à tous !!!

June en été...

Toujours en vadrouille dans le Sud, mais avec un changement de lieu, nous sommes maintenant logés au cœur du village du Cap...

 

Nous revoici, Kris et moi, dans cet endroit mythique, au bord de la Grande Bleue.

Ici, tout se côtoie, les familles venues en vacances, les nudistes en quête d'authenticité, les libertins en recherche de soirées débridées.

Devant le village composé de bâtiments blancs entremêlés de jardins de palmiers et de plantes grasses, la mer... Elle reste imperturbable, déroulant ses vagues d'écume.

 

À peine arrivés, nous avons nagé nus, avec allégresse. Qui ne l'a jamais fait la tente un jour, il saura alors la différence entre la liberté et la servitude...

 

Certains croient qu'il faut être mince et beau pour être libre, non, il faut juste oser se dénuder, jeter son vêtement sur le sable, et montrant ses fesses au reste du monde, se jeter dans l'eau salée avec délectation. Rien de plus simple, et pourtant, il est rare de trouver un lieu où l'on peut vivre cela aussi naturellement.

 

Ce soir, discussion avec des amis intimes, ce qui signifie que l'on peut tout se dire, sur tous les sujets, privilège de ce monde spécial. La nuit est parfaite, étoilée, la mer toute proche roule ses rouleaux dans un ronronnement paisible... La lune nous éclaire, l'air est tiède, permettant de ne porter qu'une tenue très légère. Seins à l'air, pourquoi pas. les bougies odorantes nous bercent de leur parfum, tandis que nous croquons des crevettes sur un lit de petits bâtonnets de légumes crus. La bouteille de champagne était parfaitement fraîche, la vie simple et belle.

 

Si un couple se caresse, l'autre le contemple en souriant.

 

Le vice a la vertu de ne pas être aussi choquant que les chaînes de TV le racontent, l'épicurisme et l'érotisme restant un art de vivre. Les journaux télévisés sont tellement plus choquants, et pourtant ce que nous vivons le soir ne peut se dire à tous

 

Et vous, qu’en pensez-vo soirée sera à choix... Sortir dans la vie nocturne dont les échos bercent notre soirée ? On entend des rires, des bribes de musique de danse, et surtout la basse hypnotique du Melrose, avec sa foule en transe, ses danseuses sur les barils, ses serveurs courant en brandissant des plateaux de verres d'alcool dans la foule... Ce sera pour une autre fois, nous sommes trop bien sur cette terrasse...

Embrassons-nous, la vie est belle.

Pour en savoir plus, lire et relire « Aventures Libertines le Cap ! », ou « L'Été de Jordane »...

Pour ceux qui connaissent, ils apprécieront de savoir que j'ai décidé d'écouter les demandes de quelques lectrices ; je me suis décidée à écrire une suite croisée entre ces deux livres dédiés au Cap, l'idée m'est venue aujourd'hui, en lézardant sur le sable chaud... Cela s'appellera "Retour au Cap !" et réunira les deux héroïnes de ces livres, en de nouvelles aventures...

Chose promise, chose due, voici donc quelques extraits de mes deux livres qui se passent au Cap d'Agde, centre naturiste (et libertin). le premier roman, « Aventures Libertines, le Cap ! » retrace les aventures d'un couple qui découvre les lieux avec délectation et curiosité, Justine et Mike.

L''autre roman : « L'été de Jordane » décrit les découvertes des lieux par Jordane et Kenan, tout aussi séduits par ce endroit extraordinaire... je vous livre en vrac quelques petits extraits, de quoi nous amener un peu de soleil, de sable chaud, d'air marin et de coquillages, panachés de folies coquines et sensuelles. Je vous souhaite une bonne lecture, ainsi qu'une belle découverte à ceux qui ne connaissaient pas.

 

« Le soir tombait sur le Cap pour une fraîcheur bienvenue. Les allées commençaient à devenir moins fréquentées par les baigneurs nus qui rentraient de la plage, pour s’enrichir de couples vêtus de manière sexy qui se dirigeaient vers le centre du village. Le contraste était saisissant entre les corps nus et ordinaires des uns, et les apparences très glamour des autres. Chacun évoluant toutefois avec naturel, sans poser de regard critique ou scrutateur sur personne, dans un respect des différences absolument extraordinaire. Le couple adorait cette ambiance unique au monde. Jean-Pierre et Brigitte parvinrent au Tahiti-Beach, un restaurant qu’ils connaissaient déjà, situé en plein centre, doté d’une piscine, où l’on mangeait très bien. De plus, on pouvait prendre l’apéritif à de petites tables disposées sur une terrasse en hauteur, au-dessus de la place centrale. On pouvait y voir tout le monde passer : un excellent moyen d’admirer les tenues de chacun, de faire des connaissances, ou de retrouver des amis. Brigitte se jucha sur un haut tabouret et se plaignit :

— Olala, ces tabourets mal foutus, ça me coupe la circulation des jambes !

— Et qu’est-ce que tu veux boire, demanda Jean-Pierre dont les yeux furetaient autour de lui.

— Un cocktail de fruits, tu te souviens celui que je prenais ? Et toi ?

— Regarde la plante là-bas, « dedieu la nana » !

— Ah, la potiche blonde ? Oui, elle est superbe ? Une vraie Bimbo !

La femme qu’ils observaient attendait debout avec son compagnon, une place à la table d’un restaurant très prisé. Elle était perchée sur des talons interminables, et son corps sculptural était mis en valeur par une tunique en résille blanche, mettant en valeur son bronzage intense. Ses longs cheveux lissés dansaient sur ses épaules brunies. Elle dépassait son compagnon pourtant plutôt grand d’une demi-tête, et attirait de nombreux regards. Leurs amis n’étaient pas en reste, c’était un couple black dont la femme portait une robe très courte en latex doré, dessinant ses courbes sexy. Ses nattes faisaient un dessin compliqué autour de sa tête, puis venaient taquiner ses fesses rebondies. Son homme portait une espèce de jupe en cuir noir qui tombait jusqu’au sol, et dont les pans révélaient son sexe foncé à chaque pas. Son torse musclé restait nu, attirant les œillades des femmes qui le croisaient.

— Quel beau couple, s’exclama Jean-Pierre qui admirait la femme.

— Pas mal, répondit Brigitte qui regardait l’homme...

Le regard de l’inconnu caressa ce corps voluptueux, sa main l’effleura, sa bouche sourit en écoutant le soupir que Justine laissa échapper à ce contact délicieux. L’homme accentua ses caresses le long de son corps, puis à sa fleur qui mouillait de plaisir ; Justine se renversa contre le torse de son compagnon, s’offrant à cet inconnu ; elle le regardait dans les yeux, cherchant à y lire son désir, ondulant pour l’aguicher, souriant pour qu’il sache qu’il pouvait tout oser, tout tenter. Elle n’avait peur de rien, rassurée par la présence de Mike, par la certitude qu’il était heureux de la voir oser et jouer, provoquer, aguicher, pour le plaisir de tous.

 

Mike renchérit avec amusement :

— Je te rappelle tout de même que ce soir-là, nous avions mangé assis devant un cercueil qui nous servait de table !

— Oui, et en observant un soumis ligoté et suspendu en l’air, se faisant titiller avec un bâton électrique par sa « domina 1 ». J’étais très mal à l’aise, tout de même ! Ça faisait vraiment scène de torture… Je n’ai pas eu grand-appétit ! Je me demandais si je devais intervenir pour le sauver, ce pauvre homme, mais il semblait apprécier ! — Ce que j’ai préféré moi, rit Mike, c’est le comptoir du bar, où chacun vient emprunter son matériel : une cravache, une chaîne, un fouet… C’était complètement décalé, un

Voici quelques extraits à savourer, sortis de mon roman « L’Été de Jordane »  Nos deux héros découvrent en couple le sud de la France et surtout le Cap d'Agde, version naturiste (et libertin). C'est une nouveauté pour Jordane de guider son nouveau compagnon dans ce monde extraordinaire, et comme toujours dans mes histoires, l'important, c'est de communiquer !

À vous de savourer quelques passages de leurs découvertes, je vous souhaite une lecture agréable et sensuelle...

 

« À la plage, entre ciel et mer turquoise, je m’allonge,

Le soleil m’échauffe, m’embrase… Alors je plonge

Dans les vagues salées qui me bercent doucement

En caresses ondines d’envies et de désirs naissants.

Folle et joueuse, je me faufile vers Toi, mon amant,

Entre tes bras, à ton corps chaud, ton regard brûlant,

Pour des jeux aquatiques, érotiques, absolument…


Elle relut ces mots délicieux :

« Je suis sur mon lit, il ne manque que toi… Je te rêve là, étendue à côté de moi, le dos tourné les fesses offertes à mon regard… Mes mains ne peuvent résister longtemps à l’envie de faire claquer cet épiderme, tu en frémis de plaisir, petite coquine ! Ma bouche se pose ensuite sur le galbe parfait de ces rondeurs si attirantes, et en mordille savamment la chair, ce qui provoque chez toi un soupir de satisfaction et un frisson d’excitation. Prenant cela pour un encouragement je laisse mes mains parcourir ton dos musclé, tes reins creusés, tes fesses bien rondes, hoho… Ta peau bronzée est si douce ! Après quelques instants, n’y tenant plus, je te retourne sur le dos pour caresser tes seins dont les tétons durcissent entre mes doigts, je les rapproche pour les embrasser à pleine bouche, avide de sentir leur fermeté et leur douceur sucrée… La suite ce soir en live, Jordane. ! »

Un coucou chanta les trois coups, une chouette hulula le début de la pièce, la lune était suspendue dans le ciel comme une lampe magique ; les étoiles se mirent à briller de manière éblouissante, avec la voie lactée étincelant de milliards de petits feux, juste pour eux, afin d’ajuster la lumière…

Deux amants courent sous la lune de minuit

Pour trouver un coin de paradis dans la nuit,

Ils se baiseront sous les arbres frissonnants,

Et n’oublieront pas ce moment hors du temps.

 

Jordane soupirait et gémissait, envahie de mille sensations de plaisir, puis se cambrait à nouveau sous toutes ces caresses délicieuses qui l’électrisaient tout entière. Alors, enchantée, elle se sentit redevenir celle qu’elle avait été autrefois, celle qu’elle pouvait redevenir par la magie de l’amour et du désir, grâce à Kenan, cet homme qui savait l’aimer et la combler, la caresser et la dominer, pour qu’elle puisse se lâcher, lâcher son mental, son contrôle corporel, et redevenir une femme-sorcière, une femme sauvage, une femme qui inonde la main de celui qui caresse sa fleur, d’une eau intime qui transcende les plaisirs… Une femme-fontaine, qui à chaque nouvelle caresse s’abandonne toujours plus, dans l’exaltation des sens…

Elle qui pensait ne plus pouvoir aimer à nouveau, ni jouir de cette manière unique, magique, et intense, découvrait à nouveau le monde enchanté de l’exaltation des sens, sous les mains patientes et brûlantes de son compagnon-sourcier. »

« Messages

 

La nuit, recevons-nous parfois des messages

Venus d’ailleurs pour nous donner des indices ?

À nous de choisir de les écouter… ou pas !

 

Un chroniqueur déjà cité dans un post précédent, a mentionné mon penchant à raconter des hasards, synergies, ou rêves prémonitoires, qui résolvent les problèmes de mes héros dans leur vraie vie. Comme si tout s'arrangeait comme par magie, comme par miracle, comme par hasard.

Je revendique ce genre de philosophie, à penser que si l'on reste positif et ouvert à ce qui se présente à nous, le Destin ou quelqu'un-e là-haut, quelque chose, nous envoie des signes, des coïncidences, pour nous guider. J'ai la chance de le vivre très régulièrement, j'aime le raconter, pour que l'on se rappelle qu'il existe une dimension invisible et pourtant puissante, quelque part.. Je trouve aussi que cela donne de l'espoir à d'autres personnes en situation de doute ou de fragilité ; que cela apporte un sens à nos existences qui paraissent parfois vaines ou absurdes.

L'extrait qui va suivre est l'un de mes passages préférés. J'aime le relire, je suis assise à côté d'Augusta, dans son rêve... Je la regarde, je vois ce qu'elle voit, je ressens ses émotions, malgré son âge et son statut d'héroïne de roman... Je la comprends si bien, je sais combien ce genre de songes peuvent être inspirants et sources de sagesse. Augusta a vécu son rêve, elle saura le prendre au sérieux, et se sentir plus à l'aise dans son aventure personnelle, dans son choix de vie. Et puis, ce rêve montre le temps qui passe, le vieillissement d'un couple, et comme les amants peuvent rester jeunes et beaux éternellement.

 

Extrait « Les Mains de Velours » :

« Augusta soupira et parla à voix haute :

 — Suffit de penser des bêtises, allez, dodo !

 

Elle eut de la peine à s’endormir, malgré la fatigue d’une journée bien remplie. Son esprit était tracassé par le massage du lendemain, et par la route pour s’y rendre. Elle avait fait la fière au téléphone, mais elle n’était pas très sûre de trouver l’endroit, et il fallait prendre l’autoroute… Elle se retourna de nombreuse fois dans le lit avant d’arriver enfin à glisser dans le sommeil. Son esprit enfin libéré partit en vol plané au-dessus des paysages environnants sous une belle lumière éclatante ; elle survola ses coins préférés, l’église de son village, les vignes et les prés de son enfance, les pentes abruptes où paissaient les troupeaux de chèvres. Puis elle se retrouva assise sur le gros rocher qui surplombait la plaine, celui qui était le but favori des promenades avec Antonin. On y parvenait par un petit sentier longeant une falaise presque verticale, qu’ils avaient découvert et tenaient secret, pour s’y retrouver en toute discrétion. Ils s’embrassaient, se parlaient, s’aimaient, seuls au monde. L’endroit était un petit paradis, à l’abri du vent, protégé du soleil ou de la neige par des pins alpestres accrochés à la pente, dont l’odeur subtile enchantait leurs sens.

Augusta tourna la tête, Antonin était là, à ses côtés. Bronzé et souriant, il avait l’allure de ses trente ans, un bel homme dans toute sa vigueur. Il portait sa veste de travail, ainsi que son pantalon de velours et ses gros souliers de cuir aux lacets noués avec soin. Sa grande main calleuse tenait un bâton de marche, l’autre était posée sur ses épaules, elle en sentait la chaleur bienfaisante. Elle le trouva beau et sourit, demandant :

— Tu es là ?

— Hé oui, je suis toujours près de toi. Sa voix basse vibra à ses oreilles, suscitant en elle des ondes de plaisir. Elle dit avec émotion :

— J’aime quand tu es là, tu me manques souvent…

— Je sais. Mais je ne suis jamais loin, même si tu ne le sens pas. Je suis là.

— Je t’aime.

— Je t’aime.

Ils se prirent la main, restant silencieux, comme autrefois, en admirant le paysage devant eux. L’instant était lumineux, tout brillait plus fort que d’habitude. On entendait le chant du coucou tout près ; un aigle passa au-dessus de leurs têtes, en poussant un cri strident, puis plongea vers la plaine à toute allure. Le ciel était d’un bleu intense en contraste avec les cimes blanchies de neige, tandis que leurs flancs recouverts de forêts ondulaient en vagues de verdure jusqu’au fond des vallées. Antonin dit avec tendresse :

— Tu sais, tu es libre de vivre tout ce qui te plaît, tout ce qui t’attire.

Choisis toujours la vie, tu comprends ?

 

Puis tout se brouilla dans un nuage indistinct, et Augusta se réveilla en sursaut, haletante, en sueur. Elle alluma aussitôt la lumière, troublée. Elle avait souvent rêvé d’Antonin après son décès, mais jamais de manière si précise. Elle revoyait la scène, chaque mot de leur petit dialogue, comme si tout était imprimé dans son esprit. La chaleur de ses mains, le ton de sa voix, les mots utilisés, tout semblait réel. Elle dut se lever pour aller boire un verre d’eau à la cuisine, remuée par l’intensité de ce moment. Puis elle retourna se coucher et s’endormit d’un coup, comme rassurée par la visite d’Antonin. Il lui avait donné son accord, elle irait à son massage sans plus se poser de question. »