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192 Cages, Bougies et Mystère

Introduction:


L’écriture de mon livre " Retour au Cap! " progresse à merveille, et mes correcteurs-trices prennent beaucoup de plaisir à sa lecture... En voici un extrait ci-dessous :

Je m’amuse avec les personnages de ce roman, qui se révèlent petit à petit en se développant d’eux-mêmes au fil de l’histoire ; comme toujours , j'écris à l'inspiration, avec simplement un fil rouge des titres de 15 chapitres prévus. Puis les idées viennent et cela s'emballe, les personnages prennent des initiatives, s'aiment se disputent, se réconcilient dans leur petit monde qui se déroule sous ma plume, c'est fascinant ! J’espère terminer fin mars, avant la saison estivale, bien sûr !

Toutefois, je ne résiste pas à vous en livrer un extrait, soit la visite de la boite de nuit "Bougies, Cages et Mystères" par les héros-ïnes de cette histoire érotique et fantastique…

Bonne lecture, et ne vous empêchez pas de poser un commentaire, c'est la récompense de mon travail... Merci !

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EXTRAIT DE "RETOUR AU CAP !"

15 Bougies, Cages, et Mystères…


Il y avait du monde dans les ruelles du Village, circulant par couples ou petits groupes entre les boutiques, les terrasses de restaurants, les boîtes, le bord de mer. Tout le monde en tenue sexy, tout le monde en mode festif, tout le monde avide de plaisirs et de nouveautés. Des airs de musiques différentes flottaient dans l’air, issus des bars et boîtes, dans lesquels parfois jouaient de petits orchestres. Les cinq amis progressaient en file indienne pour se frayer un passage, s’amusant de tout ce qu’ils voyaient. Ils croisèrent un groupe de policiers qui semblaient bizuter un nouveau collègue en le présentant dans les bars, pour que chaque drag-queen ou personnage extravagant vienne lui faire la bise, le rendant rouge de confusion. June remarqua avec enthousiasme :

— Il n’y a qu’ici qu’on peut voir ça, c’est super ! Je conserve l’anecdote, c’est trop génial ! Même la police est made in Cap !

— Et tu modifieras les prénoms, cette fois ! la taquina Justine.


Tout en plaisantant, les cinq amis parvinrent dans une ruelle couverte moins fréquentée et moins éclairée, ce qui les conduisit à baisser de ton et à reprendre leur sérieux. Au détour d’un couloir obscur, un homme était assis sur un haut tabouret près de l’entrée de la boite de nuit, chauve et musclé, vêtu de noir, et armé d’un long fouet qu’il faisait claquer en l’air, d’un air menaçant. Le ton était donné, ce n’était plus pour rire… Il les regarda approcher sans se départir de son expression fermée, puis il replia son fouet et déclara d’un ton sinistre :


— Vous qui entrez ici, craignez et criez !

Le petit groupe se regroupa devant lui, tout de même un peu impressionné. Ludovico demanda, pince-sans-rire :

— Nous désirons entrer, et ressortir ensuite, si possible ! J’espère que ce n’est pas un voyage sans retour ?

L’homme sourit sardoniquement puis répondit évasivement d’une voix de basse :

— Qui sait… Entrez, pauvres fous…!

— C’est une citation dérivée du « Seigneur des Anneaux » chuchota June à l’oreille de Jordane. C’est flippant, non ?

— Effrayant à souhait ! murmura Jordane en retour. J’hésite à entrer là-dedans…

— Et moi donc ! Je me demande si on ne fait pas une bêtise…

Justine passait déjà la porte avec Ludovico, Kenan les suivit en tirant Jordane par la main, qui saisit celle de June avant que son amie ne s’enfuie. La porte se referma derrière elles dans un claquement sonore. Dans le couloir, le cerbère assis sur son tabouret ricana sardoniquement en claquant de son fouet, murmurant des invectives incompréhensibles.

Un tourbillon de vent marin faisait danser des papiers sur le sol.


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De l’autre côté de la porte, il faisait sombre, tandis qu’un air de Chris Rea assorti de bruits bizarres, se faisait entendre derrière le lourd rideau noir qui séparait le couloir d’accueil du reste des lieux. Ludovico et Kenan achetèrent les tickets d’entrée à une jeune femme rousse vêtue d’un corset de cuir, de bas et de très hauts talons, attachée par son collier à une longue chaîne reliée à un anneau dans le mur. Elle leur tendit les billets sans dire un mot, les yeux baissés. Un colosse chauve en pantalon et gilet de cuir inspectait les tenues des femmes, sauf celles des dominas accompagnées de leur soumis-es, qui attendaient devant eux. Il palpait les seins, relevait les jupes, claquant ou pas les fesses, pour conserver l’effet de surprise, sans un mot… Puis il laissait passer les arrivants, en relevant le rideau à leur passage.


Il s’approcha de Justine et loucha sur ses seins, en les effleurant d’un doigt, releva sa tunique de cuir, et flatta son cul avec un air approbateur. Justine hésita à lui en balancer une, mais ne bougea pas, tenue en laisse par Ludovico qui la fixait d’un regard insistant, semblant lui demander de se tenir tranquille. L’homme semblait peu commode, elle n’avait pas envie d’être refoulée de cette boîte avant d’avoir visité tous ses recoins ! Elle se borna à le fixer avec un regard de défi pour lui montrer qu’elle n’était pas impressionnée, ce qui le fit ricaner en exhibant des dents jaunes.

Le cerbère chauve s’occupa ensuite de Jordane de la même manière, tout en montrant sa surprise devant leur ressemblance. Il grommela d’une voix rocailleuse :

— Jolie paire, ces deux !

Jordane lui fit un petite révérence, répondant :

— Merci, Monseigneur ! L’homme sursauta, surpris, et ne sut que répondre : Kenan se retint de sourire, et la réprimanda, pour s’en tenir au code du lieu :

— Silence, ma soumise !

Elle se tut mais le fixa sans rien dire, comprenant qu’elle aurait peut-être du mal à se comporter comme il le fallait dans cet endroit si particulier. Kenan lui adressa un baiser muet et un sourire pour l’encourager. Il la prit par la main pour regarder avec leurs amis la rencontre de June avec le grand dur aux grandes mains.


Celle-ci arriva l’air distraite, car elle s’était plongée dans la contemplation de prospectus sur une petite table près de l’entrée, dont elle gardait un exemplaire à la main. Un coup de vent entrouvrit la porte d’entrée, soulevant sa robe noire et dévoilant ses fesses. Le colosse la regarda avec attention, paraissant écouter quelque chose dans le lointain ; puis il s’inclina :

— Bienvenue, madame Summer !

Elle fut étonnée, et répondit :

— Vous me connaissez ?

— Nous vous attendons. Entrez ! fit-il laconiquement, en leur ouvrant le rideau. Elle comprit qu’il n’en dirait pas plus et passa devant lui, suivie par les deux autres couples très surpris. Même Justine ne trouva rien à dire… De toute façon, ils étaient parvenus dans un univers fantasmagorique qui les laissa sans voix.

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C’était un grand espace central, obscur, éclairé par de multiples petites lampes de style médiéval accrochées aux parois comme des flambeaux, meublé de nombreux grands canapés de cuir, autour de tables basses munies de chaînes, sur lesquelles étaient installées quelques soumises à genoux, vêtues de corsets et de bas, fesses dénudées. Les visiteurs passaient, s’asseyaient sur les canapés et jouaient avec leurs corps offerts…

Sur la droite, s’étendait un long bar et ses hauts tabourets, sur lesquels étaient perchées quelques créatures très sexy, exhibant leurs plastique parfaite, jambes croisées et bas couture, escarpins et bouches vernies autour d’un fume-cigarette, comme dans les romans érotiques des années 50. Elles les fixèrent en leur souriant, exhibant leurs seins presque nus sous la dentelle de leurs robes mini, dans une invite explicite.


On voyait derrière le barman vêtu lui aussi de cuir, une étagère sur laquelle étaient disposées des objets bien étranges : cravaches, fouets, baillons, godemichés, chaînes de fer, bracelets de cuir, laisses et cordes…


Les cinq compagnons restèrent ébahis sans bouger, observant autour d’eux ce monde extraordinaire. Plus loin, on apercevait des alcôves éclairées de cierges aux lueurs vacillantes, où l’on pouvait discerner des ombres s’agiter autour de soumis ou soumises attachés de diverses manières. Des gémissements s’en diffusaient de manière diffuse. Cela ressemblait à un tableau ancien décrivant les vices humains, ou à un film de Fellini, nota June attentive. Un courant d’air agita les bougies plus loin, comme une invitation, dans un murmure subtil. Elle se dirigea vers elles, sans hésitation, comme aimantée, marchant lentement dans sa petite robe noire et sur ses hauts talons, comme une héroïne de maison hantée…

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Ses amis ne la virent pas partir, attirés par le bar où le barman leur faisait signe. Il leur servit à chacun deux le « Cocktail de Bienvenue », un étrange breuvage rougeâtre très alcoolisé, qui fit tousser Justine et Jordane. Kenan démontra une bonne résistance acquise « par un long entraînement » plaisanta-t-il, comme Ludovico qui montra tout de même une grimace de surprise.


Le barman entama une description du « Règlement de Maison » :

— Alors, Messieurs-Dames, c’est très simple ! Tout est permis si l’on est d’accord de part et d’autre ! Si un ou une soumise donne le safeword « Valparaiso », on s’interrompt aussitôt ! Tout manquement à ceci est puni de bannissement de notre établissement !

Pendant qu’il parlait, Jordane remarqua l’absence de Justine et chuchota à Kenan :

— Je ne vois plus June !

— Elle a dû aller aux toilettes ! Chut ! murmura-t-il en retour.

L’homme leur adressa un regard d’avertissement, et poursuivit :

— Pour toucher un ou une soumise ne vous appartenant pas, il faut demandant à son ou sa propriétaire !


Kenan se rengorgea, tandis que Jordane le pinçait sournoisement, murmurant à nouveau :

— Tu peux pavoiser, on en reparlera plus tard !


Ils pouffèrent, et durent s’interrompre car le barman semblait ne pas apprécier leur manège. Justine et Ludovico jouaient parfaitement leur rôle, lui très magistral, elle silencieuse mais impériale comme d’habitude. Le barman les observa un peu, puis soupira, songeant avec lassitude : « Pfff, encore des touristes qui n’y connaissent rien, ça me tue, la haute saison » !

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Mon Credo : Je pense que la compagnie de livres est indispensable pour nous aider à conserver notre liberté de penser, et surtout de livres érotiques pour conserver notre liberté sexuelle, sensuelle, et personnelle !

Lis, lisons, lisez, soyons libres, sensuels, érotiques et uniques !



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