178 Lire des livres érotiques, rester libre !


Après la rédaction du post précédent conservé à ZigZagCafé, je reprends la phrase que j'ai rédigée sans trop y réfléchir consciemment, mais qui après réflexion me parle beaucoup :

" Je pense que la compagnie de livres est indispensable pour nous aider à conserver notre liberté de penser, et surtout de livres érotiques pour conserver notre liberté sexuelle, sensuelle, et personnelle !"


Je crois vraiment que lire nous incite à penser par nous-mêmes, à cultiver notre imaginaire, notre logique, notre raisonnement, notre singularité, notre liberté !. Par conséquent, j'espère modestement que mes livres peuvent contribuer à tout cela. Je trouve important de continuer à faire connaitre l'importance des libertés sexuelles, de l'épanouissement de soi, du plaisir de vivre sa sensualité sans barrière, ni tabou, ni diktat, mais en conservant bien entendu le respect de son partenaire. Aimer, jouir, rire, vivre intensément, c'est aussi important que de manger ou respirer. Cela fait partie de nos droits élémentaires, de nos expériences essentielles, de notre part humaine qui ne devrait jamais être aliénée.

Vive l'érotisme, vive l'amour, vive la Liberté ! Je vais désormais vous proposer des textes érotiques où ce thème libertaire se vit particulièrement, afin de ne pas perdre conscience de ce que nous devons conserver...


Voici un texte issu du livre "Chaussures Rouges" dans lequel deux jeunes gens font connaissance au cœur le l'immense halle du Salon de l'Automobile à Genève. Ils y savourent une soirée hors du commun, dans la liberté de leur désirs partagés. À nous de les accompagner en souriant à leurs douces folies, dans le rêve de leur amour naissant.




Extrait des "Chaussures Rouges" :

Ils rirent. Le raisonnement leur revenait, après la folie de leurs ébats enflammés. Ils regardèrent autour d’eux. Il était vraiment fantastique, plutôt fantasmatique, de se trouver allongés sur un canapé posé dans un carré VIP, au milieu d’une halle gigantesque, obscure et déserte. Des bruits indistincts se faisaient entendre : des craquements de toiture secouée par les vents extérieurs, des bruits de voitures passant sur l’autoroute toute proche, et le souffle régulier du chauffage. Janice se redressa, l’œil brillant :

— J’ai une idée, il y a des bouteilles dans la réserve !

Elle se sauva sur la pointe des pieds à moitié nue, et revint avec une petite bouteille de jus de fruit, une bière, et deux verres, qu’elle disposa sur le sol. Elle versa à chacun la boisson désirée, tendit la bière à Sébastien qui la regardait faire avec un sourire amusé, séduit par son aisance naturelle dans une situation hors du commun. Elle s’allongea à nouveau à côté de lui avec un petit soupir de plaisir, appréciant le réconfort de son corps chaud contre le sien. Ils sirotèrent leurs boissons entre quelques baisers tendres, appréciant leur aventure avec délectation. Ils échangèrent quelques gorgées, bouches collées, dans un plaisir inédit de saveurs et douceurs liées. Peu à peu, ils se mirent à écouter les bruits diffus autour d’eux, redevenant conscients de leur situation illicite à cet endroit et au milieu de la nuit.

Janice se redressa, inquiète :

— Je me demande si on ne devrait pas se rhabiller ? Tu as l’heure ? Tu avais dit qu’on était tranquilles un bon moment, jusqu’à quand exactement ?

Sébastien bâilla, un peu groggy, après les déchaînements partagés :

— Oh, je suis venu vers 21h20 après le départ du Sécuritas, je pense qu’on est tranquilles jusque vers 22h45, facilement !

— lI est 22h45 ! s’écria Janice en regardant à la montre de son amant.

Sébastien se redressa vivement, alarmé :