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Jour 4, Défi 4 La Neige et le Vent

IL FAIT FROID déjà ce soir, je me blottis bien au chaud en écoutant le vent siffler dehors... Les amas de neige éclairés des rayons des astres nocturnes apportent une ambiance de mystère gelé que j'adore... C'est le moment idéal pour relire ce poème de la Neige et du Vent, que j'ai écrit en 2012, au cours d'une nuit glacée qui m'avait inspirée...


Elle dormait enroulée sous sa couette comme un animal qui cherche la chaleur, percevant le froid qui régnait dehors... Elle entendait les vents de tempête secouer la vitre de sa fenêtre, puis la neige s'accumuler autour de sa maison, pour étouffer progressivement tout bruit, jusqu'au silence...

Elle ouvrit les yeux. La lune éclairait sa chambre, reflétée par la blancheur de la neige étincelante, même dans la nuit. Elle se leva, pieds nus alla à la fenêtre pour admirer un spectacle somptueux et parfait, immaculé, qui la laissa émerveillée devant tant de beauté…

Elle ressentit un appel intime, un désir secret qui lui serrait le ventre, comme une envie de se donner, de faire une folie. Sans plus réfléchir, elle quitta rapidement sa chambre, longea le corridor vers la porte d'entrée, et sortit...

Arrivée sur le perron, elle fut saisie par le froid, mais aussi par une excitation étrange. Le vent frais remuait sa chemise fine, hérissant sa peau de picots délicieux. Elle descendit en courant les marches et resta immobile au milieu du jardin recouvert de neige, devenu fantastique et purifié par les flocons givrés…

C'est alors qu'elle ressentit de grandes mains chaudes caresser sa peau. Elle ne voyait rien de cet amant invisible, fait de vent et de passion. Une bouche vorace mangeait ses lèvres, un souffle brûlant réchauffait sa peau, partout où il posait des lèvres de feu... La sensation était délicieuse, elle avait si chaud à ce contact que la neige fondait sous ses pieds nus, alors que son amant ne laissait aucune trace sur le sol glacé.

Les mains faisaient des découvertes sur son corps toujours plus délicieuses, curieuses, visitant ses moindres recoins, son sexe fut incendié par des vagues de douceur, ses fesses étreintes et écartées pour montrer tout d'elle, tandis que ses seins étaient caressés jusqu'à son extase. Elle se laissait aller en arrière, retenue dans un courant d'air, suspendue pour jouir de tous son être, la tête renversée, la bouche ouverte dans un râle de plaisir, ses cheveux épars flottant au-dessus du sol gelé.

Puis son amant le Vent la prit avec force et douceur, l'emmenant au pays des vagues de bonheur, voyageant en elle au rythme de leur cœur. Il ne faisait aucun bruit mais elle entendait un sifflement lointain en son âme, celui de la rencontre de leurs deux énergies. Ses bras de foehn l'enveloppaient avec vigueur, réchauffant sa peau de mille bises sensuelles, ajoutées aux plaisirs de sa fleur pénétrée de son viril mistral.

Quand ils jouirent en explosion des sens et des courants, la chaleur de leur amour avait construit une bulle invisible autour d'eux, à la mesure de leur amour éphémère. Son amant le Vent la quitta dans un tourbillon, demandé en d'autres lieux pour semer la tempête. Il laissa derrière lui les remous de sa vigueur, et dans son corps et sur la peau, les morsures du gel.

Elle se releva comme dans un songe, retourna à sa chambre et à son lit, refermant la couette sur ce rêve interdit. Elle le rejoignit chaque nuit dans ses songes, visitant avec lui tous les pays de tempête ou de crachin, de brises ou de marins, volant à ses côtés avec passion et légèreté, pour une vie irréelle que le monde réel ne sut jamais.