235 Séduction d'automne post-Covid

Ce fut hier une journée particulière pour moi ! Une sortie avec mon amoureux "tous-tous-les-deux" à une soirée festive rassemblant un millier de personnes dûment "tamponnées" et "Passées" pour se réunir (enfin) sans masques (ouf) tous ensemble (olala) dans une salle de spectacle pour rire ensemble. Nous avions tous repoussé deux fois cette date pour cause de Covid, donc je pense que chacun a doublement apprécié ce magnifique moment avec l'un de nos humoristes suisses romands des plus déjantés.


Pour profiter de ce moment particulier, j'ai choisi une tenue différente de l'habitude. J'avais rendez-vous sur place avec mon amoureux, alors j'ai sorti la robe courte, les bas, les bottes hautes et j'ai profité dune balade au bord du lac en solitaire avant de retrouver mon zhom. Quelle drôle d'impression de remettre ces vêtements oubliés depuis si longtemps ! Depuis que je ne me suis plus baladée court vêtue en bottes hautes, sans boîtes de nuit ni escapades sexy ou rendez-vous improvisés ici ou là, cela fait si longtemps ! Alors ce simple spectacle d'humour devient une aventure !


J'ai adoré de me balader ainsi naturellement et de profiter de la vue sur le port, tandis que la plupart des hommes qui passaient regardaient en coulisse mes bottes, et mes jambes aussi je pense... Plaisir mutuel de la séduction légère, regards croisés, séduction et joie de plaire, petit jeu bien plaisant qui attisa ensuite les retrouvailles avec mon K tout heureux de me voir arriver ainsi vêtue. Être désirée et se faire désirer, c'est un début de préliminaires qui amorce les plaisirs sensuels en crescendo. Délicieux.


Poursuivons sur le sujet de la séduction, ce savoureux et sensuel début à tout : voici un extrait de mon livre "Les Chaussures Rouges", un exemple parfait de la séduction qui entraîne les désirs, les fantasmes, puis les rencontres sexy et torrides. Un livre à redécouvrir que j'ai relu dernièrement avec grand plaisir !


J'avais exploré dans ce volume le mythe de l'escarpin et de l'attirance fantasmatique de certains pour les chaussures féminines, à la suite de la demande d'un lecteur. Je m'étais glissée dans la peau d'un homme et de ses désirs et j'avais beaucoup aimé passé de l'un à l'autre dans le couple formé par Sébastien et sa belle inconnue, pour des récits très excitants. Je trouve que ce livre décrit parfaitement les stades d'une rencontre amoureuses, et je vous en reparlerai dans mes postes suivants.


En voici un extrait du premier chapitre, où comme moi assise sur ce banc avec mes bottes hautes et ma jupe courte, c'est une inconnue qui passe avec de belles chaussures aux pieds devant un certain Sébastien...



Extrait des Chaussures Rouges" :

" Le jeune homme s’agita dans son fauteuil, dévoré d’envies sensuelles. Il passa au dossier suivant, dérangé par le battement du sang dans son sexe tendu dans le pantalon, affamé de sexualité sous la pulsion de ses visions. Il savait quel genre de femme il cherchait, sans jamais avoir pu la rencontrer. Il adorait les femmes habillées très sexy, surtout en talons, élégantes sans être vulgaires, très sensuelles. Les chaussures étaient essentielles à ses yeux, symboles de féminité tentatrice, évocatrices de délices sexuels. Pour Sébastien, il fallait une bonne hauteur de talon pour donner de la classe et du chien à la chaussure féminine, surtout pour apporter cette cambrure aux fesses qui soulignait l’appel des sens. La cambrure du pied rappelant la cambrure des reins. La beauté de la chaussure évoquant la beauté de la femme.

Sébastien était fasciné par les chaussures féminines depuis son enfance, d’abord celles de sa mère, puis celles d’inconnues croisées dans la rue. Il avait toujours admiré les femmes qui savent marcher avec aisance perchées sur des talons, telles des reines sensuelles, des stars de cinéma, des icônes glamour. Il recherchait une compagne de ce genre, féminine et fatale, sans jamais la trouver. Somme toute, il avait des goûts érotiques un peu décalés pour ses trente-cinq ans ; les femmes de sa génération préféraient souvent un style plus lolita ou décontracté. Son ex-amie Martina pouvait se montrer élégante, mais sans cette touche féminissime qu’il appréciait tant. Le jeune homme soupira en cliquant sur le nouveau courrier à ouvrir, celui d’une demande de crédit de l’étranger à examiner, soupçonnée de fraude fiscale.

Il se demanda avec amusement s’il s’agissait d’un acteur français qui suivait la mode actuelle de fuir son pays pour en éviter la nouvelle imposition instituée par le président Hollande et dans sa réflexion, leva les yeux à la fenêtre.

C’est à ce moment qu’il aperçut une jolie paire de jambes féminines gainées de bas couleur chair, posées sur de magnifiques chaussures rouges à hauts talons très fins. La démarche était vive, presque joyeuse ; les chaussures se déplaçant rapidement le long de la fenêtre avec une grâce légère, une assurance rare, se posant dans une danse inaudible sur le macadam, longeant le bâtiment et défilant le long des vitrages pour disparaître à la dernière fenêtre en un éclair.

Sébastien qui s’était levé pour mieux suivre leur course magique, se rassit lourdement, hébété par cette vision sublime. Il posa ses yeux sur son écran et regarda l’heure : il était 8h.12."