128 Saint-Valentin Jour - 4

On est à quelques jours de la Saint-Valentin.  ! L'occasion pour moi de vous offrir un extrait de texte plutôt coquin, consacré à un duo de ma connaissance qui aime à se faire des surprises...

Pourquoi jouer à cela ? Parce que c'est amusant, cela accroit la complicité dans le couple, casse la routine ! Mais aussi surtout parce que cela est excitant et jouissif...

Le suspense, la surprise, l'incertitude, parfois le stress et un peu de peur... Se mélangent dans notre cerveau, pour plus de plaisirs...

Alors je vous propose cet extrait en 4 épisodes, jusqu'au 14 février, en vous souhaitant de vous inspirer pour préparer vous aussi une surprise pour votre partenaire, afin de jouir ensemble de vos petits délires...

Vous n'avez pas de partenaire sous la main ? Alors faites-vous une surprise à vous-même, je vous en donnerai un exemple aussi, faites-vous plaisir ! Bonne lecture...




Extrait de "Délicieuses Surprises "

— C’est bientôt la Saint-Valentin ! rappela Jordane en regardant Kenan avec un petit sourire.

Elle marchait à ses côtés, ses yeux pétillants derrière les lunettes de soleil, sous le bonnet de laine ethno qui couvrait sa tête, laissant échapper des mèches de cheveux blonds. Son écharpe cachait sa bouche souriante, car le froid était très vif en cet hiver presque sibérien. La neige couvrait encore toute la région, soulignant les détails du paysage autour d’eux de manière éblouissante. Il faisait beau, et les deux amoureux avaient décidé une promenade à pied. Vêtus chaudement, se tenant par la main, ils avaient entamé cette balade en devisant, abordant tous les sujets selon leur habitude.

Le village traversé, ils suivaient maintenant un chemin dégagé de neige, serpentant à flanc de montagne, longeant une forêt de mélèzes aux branches dégarnies, recouvertes de blanc, dessinant dans le ciel de délicates dentelles. Quelques chalets de bois sombre aux volets colorés apportaient des notes pittoresques à ce somptueux panorama.

Kenan enjamba une plaque de glace avec précaution, ses yeux cachés derrière des lunettes de soleil, sous un bonnet noir qui accentuait son teint mat. Il tendit la main à sa compagne pour l’aider à franchir ce passage délicat, puis proposa avec un sourire amusé :

— On pourrait se faire un truc sympa, resto, sortie en boîte, retour maison ?

— Bof, quel ennui ! rétorqua vivement Jordane. C’est notre seconde fête de Saint-Valentin, et tu ne vois pas quelque chose de plus original ? C’est un truc trop normal ! Je rêvais de quelque chose de plus… de moins… Enfin quoi !

— Tu es bien sévère, mon idée est plutôt cool non ?

Jordane s’arrêta, le regarda et comprit qu’il se moquait d’elle :

— Ah, c’est un gag ! Coquin va !

— Tu « marches » vraiment bien !

— C’est le cas de le dire, au propre et au figuré ! rétorqua-t-elle avec fierté en pointant du doigt ses pieds chaussés pour la randonnée.

Ils rirent et s’embrassèrent, puis reprirent leur route en se tenant par la main, heureux de cet instant de complicité, et de cette balade en pleine nature dans la beauté enivrante de la montagne. Ils aimaient tout partager, depuis la simplicité d’une telle promenade, jusqu’aux découvertes sensuelles plus originales… Jordane y songeait quand elle demanda :

— Alors, que proposes-tu ?

— Une surprise, bien sûr !

— Ah, oui, bien sûr… Logique !

— Nous avions décidé de ne pas tomber dans la routine, n’est-ce-pas ?

— Tout à fait ! Tu nous prépares un Saint-Valentin-Surprise ?

— Pourquoi moi ? demanda-il sur un ton faussement étonné.

— Euh… Parce que tu es l’homme et parce que j’aime recevoir des surprises ! rit-elle.

— Tu sais, moi aussi, j’aime recevoir des surprises…

Un peu étonnée, Jordane dut admettre que Kenan avait raison, et demanda :

— Comment fait-on ? Oh, tu as vu ? Un écureuil là, qui file le long du tronc de ce sapin !

Charmés, ils s’arrêtèrent pour observer le gracieux petit animal qui les fixa avant de disparaître dans les branches voisines à la vitesse de l’éclair. Les deux promeneurs sourirent, puis reprirent leur marche ainsi que leur conversation. Kenan proposa :

— On pourrait se pré